A quoi sert la FEVE ?

La FÈVE n’est pas une formation professionnelle particulière. Elle ne donne pas un « métier » ni un diplôme. Mais, par sa nature même de formation au « vivre ensemble« , elle est construite pour permettre aux fèveurs (ceux qui ont suivi la FEVE longue) de se servir de leurs acquis dans de nombreuses situations professionnelles, associatives, coopératives… La FEVE sert particulièrement pour des personnes impliquées d’un projet collectif en activité ou en cours de rêve ou de construction.
Des fèveurs rejoignent des collectifs existant en leur apportant leurs propres compétences, et les outils de la FEVE en terme de relation, de prévention des conflits, de gouvernance et d’intelligence collective. D’autres se lancent dans leur propre projet avec d’autres. D’autres retournent à leur métier avec de nouvelles cartes en mains. Certains sont formateurs, animateurs, accompagnateurs, d’autres appliquent les acquis de la FÈVE sur le terrain d’un projet agricole, éducatif ou social.

Petit tour d’horizon de ce que sont devenus les fèveurs des premières années de la FÈVE :

  • Sacha a créé le collectif « Créons-nous » dans le but de fonder un « éco-lieu collectif en milieu rural où vivre dans l’harmonie, la sobriété et le respect du vivant, et dédié à favoriser la croissance personnelle, le partage et l’autonomie pour une humanité plus joyeuse et vivante ». Les bases du projet étant posées grâce aux outils de la FEVE, avec  deux autres fèveuses motivées, ils recherchent actuellement le lieu. En parallèle, il expérimente les acquis psychologiques et relationnels de la FEVE dans l’établissement scolaire dans lequel il travaille.3figues
  • Mathilde est devenue après la FEVE formatrice en Communication Non-Violente pré-certifiée, dans le cadre du parcours de certification du CNVC (Center for the Non Violente Communication). Elle est également thérapeute IFS (Internal Family System). Elle accompagne et forme des personnes et des groupes, dans un cadre professionnel ou particulier, dans leur relation à eux-mêmes et aux autres. La FEVE lui a donné une pluralité d’approches de connaissance de soi et un élargissement de la communication non-violente aux enjeux des relations dans un collectif.
  • Céline est éducatrice de jeunes enfants. Depuis la FEVE, elle est devenue factrice pour enfants. Elle a créé et coordonne une « Boîte à Mots » à Angers, un projet d’action sociale auprès d’enfants de milieux dits « sensibles ». Les enfants participent à des temps d’écriture de lettres avec l’aide des « facteurs-écrivains publics d’enfants », ces lettres étant des intermédiaires pour leur permettre d’exprimer notamment des souffrances dans un cadre d’écoute active, de confiance et d’accompagnement. Ce projet se fait en partenariat avec des institutions (écoles, collèges, maisons de quartier, centre sociaux… )celine-boiteamotsboiteamots
  • Laure est salariée d’une association d’éducation populaire (UCJG-YMCA) qui tente par ses activités de pratiquer la non violence, le sens critique, l’autonomie des personnes et l’empowerment. Elle est également formatrice dans la gestion non violente des conflits et de la violence.
  • Anne-Laure projette la création d’un éco-lieu en maisons individuelles, avec partage de biens matériels et de la terre, une réflexion commune sur l’éducation et un pôle santé, grâce à son métier d’orthophoniste.
  • Laurence a créé avec son mari, dans un petit coin de paradis au cœur de la Drôme des Collines, « du Pain sur la Planche ». Il s’agit d’une activité d’accueil (individuel / groupes) autour du développement personnel et de la santé ainsi qu’un projet agricole en permaculture sur 6000 m2 de terrain. Après l’installation d’une yourte, puis d’une salle avec ossature bois et murs en paille, 2017 verra certainement l’arrivée d’un four à bois et de poules ! Ils accueillent aussi des wwoofeurs  pour participer collectivement à la mise en place du projet agricole, et des couchsurfeurs pour la joie et la générosité des échanges… Et avec tout ça, l’idée d’accueillir une deuxième famille sur le lieu commence à germer…dupainsurlaplanche
  • Maria et Vincent ont pris des responsabilités dans la Maison d’accueil de l’Arche St-Antoine, Vincent dans le maraîchage, Maria dans l’intendance. Ils gèrent tous deux des équipes de travail, tout en participant activement à l’animation quotidienne de la vie communautaire.
  • David et Floriane habitent avec 3 autres familles dans un éco-hameau festif et participatif en Bourgogne, Goshen, qui gère un petit gîte, un verger conservatoire et plusieurs espaces agricoles. Ils pratiquent l’accueil inconditionnel en cultivant leur vivre-ensemble autour d’un mélange étonnant d’autogestion alternative et d’engagement chrétien.logo_goshen
  • Manuelle et Emmanuel ont créé la Maisonnée du Puits de Sichar : lieu de vie fraternel, semi-communautaire et d’accueil offrant un espace de convivialité ouvert à tous pour des séjours, retraites, ou sessions de formation ou de ressourcement ; accueillant des personnes dont les revenus ne permettent pas de participer aux frais d’accueil.
  • Guillem cherche à diffuser la non-violence et la vie communautaire comme alternatives aux problèmes écologiques, économiques et sociaux d’aujourd’hui au Mexique où il vit. Il collabore avec l’Université Autonome de l’Etat de Morelos autour de thèmes comme la Non-Violence gandhienne, la transformation positive des conflits et la Désobéissance civile. En 2016, il coordonne un colloque sur Ivan Illich. Il expérimente également au Mexique une vie communautaire avec sa famille et d’autres.
  • Sébastien, spécialisé dans la gestion des conflits physiques, est dans un cursus pour devenir éducateur spécialisé ou agent d’insertion sociale dans les prisons.
  • Guillaume jongle entre plusieurs responsabilités à l’Arche de St-Antoine, mais est beaucoup tourné vers l’extérieur à travers des missions d’accompagnement ou de médiations d’entreprises ou associations en difficulté, et l’animation d’un projet d’énergie alternative en lien avec la municipalité.
  • Orlando se forme au chant, au yoga et à différentes pratiques de soins et d’accompagnement. Il souhaite co-créer un lieu de vie et d’accueil collectif pour accompagner les êtres en chemin à se relier, basé sur l’écoute, la bienveillance, le lien avec soi, l’autre et la nature. Après la FEVE, il a vécu pendant trois ans avec d’autres féveurs en collectif dont il a facilité les réunions, en adaptant les outils de la FEVE et en en créant d’autres.
  • Anne-Marie a repris son métier d’animatrice et formatrice de volontaires internationaux, intéressée par le transculturel, les rapports sociaux de genre et la blanchité. La FEVE a enrichi ses pratiques surtout en connaissance de soi dans l’accompagnement individuel, et aussi dans l’accompagnement des processus de groupe. Elle se forme en parallèle en expression artistique.
  • Daphné a commencé, entre autres activités, à se former pour intervenir dans des formations de gestion des conflits ou dans un cadre scolaire sur l’éducation à la non-violence, dans le cadre de sa vie dans la communauté de l’Arche.
  • Clara commence à intégrer ses apprentissages psychologiques et relationnels dans une activité d’infirmière sage-femme en Allemagne dans la philosophie anthroposophe.
  • Thomas vit et travaille comme éducateur au Hameau des Buis, à la Ferme des enfants créée par Sophie Rabhi.
  • Marine anime des stages de développement personnel en séances individuelles ou collectives et crée des modules innovants de connaissance de soi.
  • Magali cherche à appliquer les acquis de la FÈVE dans ses relations communautaires à l’Arche, où elle participe entre autres notamment à la mise en œuvre de la nouvelle gouvernance sociocratique, et aussi aux mouvements d’action non-violente.

Toutes les personnes ayant suivi la FEVE longue constituent un réseau, l’Interfève, qui a l’habitude de réunir chaque année nombre d’entre eux. Ce réseau a pour but l’entraide, l’échange de projets, la mutualisation de compétences-ressources,  le partage d’idées, de conseils et de propositions professionnelles, associatives ou amicales.

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Formation et Expérimentation au Vivre-Ensemble